Primula veris - La Primevère
Quelle bonheur d’aller aux champs cueillir la primevère. Cette belle de lumière se repère de loin, avec sa tige unique qui se couronne d’une belle ombelle de fleurs jaune d’or.
Description : petite plante herbacée vivace de 10 à 30 cm également connue sous le nom de coucou. Primula veris vient de primulus “tout premier” et veris “du printemps”. Elle est fréquente dans les prés, pâturages, les haies et les lisières. Chez nous c’est sa petite soeur, Primula vulgaris qui sort en premier !
Tradition : Au Moyen Âge, sainte Hildegarde la préconisait comme remède spécifique à la paralysie et pour lutter contre la mélancolie et l’apoplexie. Chomel, médecin de Louis XV, nous apprend que, de son temps, la plante était déjà désignée sous le nom populaire d’« herbe à la paralysie ».
Vertus : la fleur, suavement odorante, est anti-inflammatoire, sédative, localement adoucissante, antiprurigineuse, trophique protectrice. On l’utilise notamment pour les douleurs rhumatismales, les insomnies et anxiétés légères, les crevasses, écorchures, gerçures et piqûres. L’huile de primevère a des propriétés similaire à l’huile d’arnica. Les feuilles s’utilisent en cataplasme pour les douleurs musculaires, articulaires et les ecchymoses. Les racines ont des propriétés proches et plus prononcées.
On consomme également la fleur en tisane sédative. Elle est employée contres les insomnies des enfants, l’asthme et les allergies.
Autres utilisations : les fleurs entrent dans la composition de plusieurs recettes salées ou sucrées. Les feuilles se mangent en salade et la racine est utilisée dans certains pays pour aromatiser la bière, du fait de son odeur de girofle.
Une macération des fleurs dans de l’alcool et du sucre donne une très bonne liqueur.
Vous retrouverez la Primevère dans : l’huile de massage Doloris
Sources :
Luu C. & Fournier A, 300 plantes médicinales de France et d’ailleurs, Terre vivante, 2020
Le petit Larousse des plantes qui guérissent, Larousse, 2016